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Vertou Ecologie Solidarité

Vertou Ecologie Solidarité

Blog ayant pour objet d'informer de l'actualité de l'association Vertou Ecologie Solidarité, opinion et débats sur les sujets locaux, les manifestations et les rendez-vous.

DEFORESTATION EN FRANCE

La forêt en recul en France

Pour la première fois depuis 150 ans, la forêt française n’est plus en progression, révélait Le Monde le 8 février. Sa surface a même diminué de 28 000 hectares entre 2007 et 2008, selon une enquête Teruti sur l’utilisation du territoire publiée fin 2009.
Première cause : la conversion des terres agricoles se fait désormais davantage par urbanisation que par boisement, pour la simple raison qu’en périphérie urbaine, dès qu’un terrain agricole devient constructible, il est beaucoup plus intéressant pour un agriculteur de le vendre que de le conserver en culture ou que le boiser. Au rythme actuel, l’équivalent d’un département français pourrait être artificialisé en dix ans, au détriment de l’agriculture et de la forêt.

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Le recul de la forêt ne se fait pas au bénéfice des terres agricoles, bien au contraire, il ne fait que confirmer le mouvement massif d’artificialisation des sols. Les chiffres de l’enquête Teruti montrent en effet une forte accélération de l’urbanisation : de 54 000 hectares par an dans la décennie 1982-1992 à 74 000 hectares entre 2006 et 2008. Ces résultats montrent au passage l’échec des initiatives législatives destinées à enrayer ce phénomène. Ni la loi SRU de 2000 qui imposait aux schémas de cohérence territoriale (SCOT) l’obligation de prendre en compte la préservation des terres agricoles, ni la compétence de protection des espaces périurbains conférés aux départements en 2005 n’ont donné de résultats tangibles.

Les instruments législatifs se heurtent à la réalité économique (le décalage entre le prix des terres agricoles et celui des terrains constructibles) et à la réalité politique (pour beaucoup d’élus locaux, il est tentant d’urbaniser pour générer des recettes fiscales). Les instruments proposés, à ce jour, dans le projet de loi de modernisation agricole, qui doit être discutée au Parlement après les élections régionales des 14 et 21 mars, nous paraissent peu à même d’inverser la tendance. Plutôt que de taxer les plus-values, ne serait-il pas plus efficace de valoriser la terre à son juste niveau comme le font nos voisins européens ?

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Méryl 25/05/2016 20:48

Erratum : je voulais bien sûr dire : "... accélère-t-elle la déforestation française"...

Méryl 25/05/2016 20:45

Bonjour,

La nouvelle mode qui consiste, pour des particuliers, à acheter des forêts à des fins d'exploitation affecte-t-elle la déforestation française ?... J'imagine que oui mais je ne trouve aucune donnée l'établissant.

Merci pour votre réponse.

Georges Braissant 07/08/2010 17:52


Nous devons tous être sensible pour que le cercueil écologique puisse être demander afin d'éviter la destruction de nos forêts. Nous sommes tous concernés,les vivants doivent pourtant respirer une
atmosphère saine !

Funéraire - Le raisonnement écolo se heurte généralement au refus des crématoriums dont les fours ne sont pas adaptés à l’incinération des cercueils en carton

Besançon: la crémation bio ne
flambe pas
Un Bisontin gravement malade souhaite se faire incinérer dans un cercueil en carton: une dernière volonté irréalisable. Les fours des crématoriums ne sont pas adaptés à l’incinération de ces
cercueils écolo.

Ci-après c'est l'authentique Cercueil Ecologique EC, veuillez comparer

Crématorium de la Rochelle

La photo insérée dans l'article de l'Est Républicain n'est pas le cercueil écologique ec…c'est tout simplement une copie de cercueil en carton qui est fabriqué dans le Nord de la France…qui n'est
pas homologué. Les tests qui ont eu lieu en 2007-2008 dans des crématoriums ne peuvent en aucun cas être retenu car il n'y avait pas de cercueil ecologique en carton sur le marché ? Le Cercueil
Ecologique EC est apparu sur le marché français après les homologations et fabriqué le 13 janvier 2009 avec des résultats plus que probants.

Les cercueils en carton encrasseraient les fours. Faux voir compte rendu du crématorium d'Avignon et d'autres

OAS_AD('Position1');J ean-Pierre (1) souffre d’un cancer. Sa vie est suspendue à un fil. Il s’accroche. Il s’accroche à sa seule croyance. L’écologie. « Mon pronostic vital est incertain alors j’ai
fait faire des devis auprès de certaines pompes funèbres locales pour un cercueil en carton ».

ABCrémation vous renseigne :

Le sarcophage 100 % écologique était l’innovation du salon « Funéraire Paris 2009 ». Un dernier geste pour l’environnement. Jean-Pierre en est convaincu mais se heurte aujourd’hui à des
informations contradictoires. « En ne négligeant pas l’aspect financier du coût d’un cercueil (une centaine d’euros au lieu des 5 à 600 € proposés), le bilan carbone d’une incinération est
nettement plus favorable dans le cas de l’utilisation d’un coffre en carton recyclé bio sans colles corrosives ou toxiques ».

Dans les crématoriums, on est beaucoup plus sceptique face à ce raisonnement vert. Celui d’Héricourt, en Haute-Saône, l’a expérimenté. Une seule fois. « Ça a encrassé le four. Le carton, qui se
consume, n’a pas la même restitution calorifique que le bois. La crémation dure une demi-heure de plus, donc consomme plus de gaz… » Faux un cercueil en bois dégage de la dioxine et du C02 le temps
d'incinération est de 120 minutes contre un cercueil en carton avec une incinération de 45 minutes à 1200° avec aucun rejet nocif dans l'atmosphère.

La pratique crématiste est très répandue en Suisse (75 %). Mais le cercueil bio n’est plus forcément accepté. « C’est très néfaste pour les filtres des fours », indique le centre funéraire de
Lausanne. « On a d’ailleurs envoyé une information aux entreprises de pompes funèbres en leur demandant de ne plus vendre ces produits. Pour parler franchement, il s’agissait plutôt d’un débouché
commercial ».

« Incompatible avec les fours » Voir les comptes rendus…

Quasiment impossible, également, de trouver une bière en carton en France. L’agence de La Rochelle de la société de pompes funèbres Roc-Eclerc a déjà proposé un cercueil 100 % biodégradable à base
d’amidon de maïs et de pomme de terre. Une offre dont l’espérance de vie a été très courte. « Tout est annulé », explique la responsable, « on n’a plus l’autorisation pour la simple et bonne raison
que ce cercueil est incompatible avec les caractéristiques techniques du four ». Faux , le four du crématorium d'Avignon est tout à fait pareil à celui de la Rochelle. Voir compte rendu

Info ou intox ? On sait, comme en Franche-Comté, que les PFG fabriquent elles-mêmes leurs cercueils, dans leur outil de production de Jussey. Il est donc dangereux, pour elles, de promouvoir des
produits concurrents. Vendus beaucoup moins cher, assure ce fabricant suisse. « Pour un cercueil en bois, le prix grand public varie entre 1500 et 3000€, contre 350 € pour le cercueil écologique EC
».

« Notre premier prix, en bois nu et sans capitonnage, débute à 480 € », riposte ce directeur des PFG qui avance aussi des difficultés techniques et risques avant la combustion pour justifier
l’absence de ce type d’article sur son catalogue de ventes.

« On est boycotté »

Le cercueil bio a donc bien du mal à se frayer une place dans ce contexte hostile. « On est boycotté », dit vertement Georges Braissant, l’ambassadeur, pour Euro-Iris marketing, du cercueil bio EC
« car on est un concurrent sérieux sur le marché des pompes funèbres, face au lobbying de la filière bois ».

Cette question d’éthique fait débat au sein de l’association crématiste de Franche-Comté qui a même organisé un conseil d’administration autour d’un cercueil en carton. « Les avis sont vraiment
partagés », avoue Claudie Maréchal, la secrétaire. « Ce qui fait surtout voter contre, c’est l’esthétique ». Les membres ne sont pas pour autant insensibles au bilan carbone de la crémation. « Il
faut alors parler de toutes les matières. Comme les vêtements, les chaussures et autres objets polluants qui se trouvent dans le cercueil ».

Comment faire, alors, si l’on veut effectuer le dernier voyage dans une carrosserie bio ? « Le mourant doit écrire cette dernière volonté sur son testament », conseille Georges Braissant, « la loi
française exige qu’elle soit respectée ! »

Reste aux cercueils en carton à respecter les exigences réglementaires pour la crémation. Ce qui est souvent le cas : « Tous les matériaux doivent être combustibles afin de permettre la crémation
dans un intervalle de temps de 90 minutes maximum. Le bois, les matériaux à base de bois ou de fibres cellulosiques et tous les matériaux naturels doivent être exempts de produits de traitement
biocides ».

La crémation bio pourrait malgré elle revenir sur le devant de la scène puisque l’Europe impose de nouvelles normes sur les quantités maximales de polluants contenus dans les gaz rejetés à
l’atmosphère par ces établissements spécialisés. Mais cela ne répond pas immédiatement aux questions que se pose aujourd’hui Jean-Pierre…