Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Vertou Ecologie Solidarité

Vertou Ecologie Solidarité

Blog ayant pour objet d'informer de l'actualité de l'association Vertou Ecologie Solidarité, opinion et débats sur les sujets locaux, les manifestations et les rendez-vous.

L'Agonie de la classe moyenne française

De retour de vacance, je vous souhaites une bonne rentrée et je vous livre la  1er partie d'un article passionnant sur ...
La longue agonie de la classe moyenne française... n'est pas finie

 Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Nous assistons impuissants à la paupérisation de la classe moyenne française. Ce mouvement est à bilan nul car il s'accompagne de l'émergence d'une classe moyenne dans certains pays du tiers monde et de l'enrichissement d'une classe riche. Le combat de la classe moyenne française pour la pérénité de ses privilèges ne peut pas être national et il doit être dirigé soit vers les pays qui émergent, soit vers les riches qui accaparent une proportion toujours supérieure de la richesse produite.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour la classe moyenne française : récession, perte du pouvoir d’achat, chômage, précarité, chute de l’immobilier, limitation du crédit, déliquescence de l’enseignement public... Pourtant, le PIB de la France (richesse totale produite par l’ensemble des français) continue d’augmenter. Mais ni la classe moyenne, ni les classes populaires n’en profitent. Cela implique donc que les plus riches s’enrichissent comme jamais. On peut s’étonner de la pérennité d’une telle tendance dans une démocratie dont la particularité devrait être de défendre les intérêts du plus grand nombre. Elle est pourtant rendue possible par les faiblesses inhérentes au fonctionnement de ce type de régime : le discernement des électeurs constitue sans conteste la clé de voute des démocraties. En effet, l’élection présidentielle, par exemple, est une opération de séduction conduite par des équipes de professionnels formés, capables de vendre de la lessive, du yaourt ou du président de la république. Face à eux, nous trouvons une population qui consacre une part non négligeable de son temps à assouplir son cerveau en ingurgitant des programmes abrutissants sur des chaînes chargées de la dresser à acheter selon leurs injonctions. Le combat est trop inégal et le système démocratique, en accordant le droit de vote à chacun, indépendamment de son discernement, facilite encore la victoire des professionnels. Désormais donc, les élections se jouent sur la séduction de la masse : la force tranquille, la rupture, la sécurité, le pouvoir d’achat…. Autant de thèmes soigneusement choisis pour fédérer le plus grand nombre puis oublié sitôt les premières difficultés apparues. Chaque candidat est sans doute sincèrement convaincu d’être LE candidat mais comment obtenir l’investiture lorsqu’on sait devoir imposer des mesures impopulaires ? Une seule solution : proposer un programme de campagne destiné à séduire puis y renoncer progressivement au nom d’un réalisme dicté par les événements. Et curieusement, personne ne s’émeut de ces leaders piètres prophètes, comme si personne n’était dupe. La prospective est un art plus difficile que la séduction.

Ainsi, les peuples des pays démocratiques élisent des personnes qui ne défendent pas toujours leurs intérêts.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article